( 9 July, 2011 )

PSYCHOLOGIE

LES ÉMOTIONS

Définition générale
L’émotion (du latin motio “action de mouvoir, mouvement”) est une manifestation physique liée à la perception d’un événement dans l’environnement (externe), ou dans “l’espace mental” (interne). De vastes réseaux de structures cérébrales sont impliqués dans la perception, le traitement et la régulation des émotions, qui influencent d’autres phénomènes psychologiques tels que l’attention, la mémoire ou le langage (verbal et non-verbal).
L’un des premiers traités sur les émotions est dû au philosophe René Descartes, né le 31 mars 1596 à La Haye en Touraine et mort à Stockholm dans le palais royal de Suède le 11 février 1650.Il est mathématicien, physicien et philosophe français. Il est considéré comme l’un des fondateurs de la philosophie moderne. Dans son traité Les Passions de l’âme, Descartes identifie six émotions primaires :
• admiration – ce qui équivaut à notre époque à la sidération, la stupéfaction, l’étonnement, la surprise
• amour
• haine
• désir
• joie
• tristesse
Une émotion est une réaction psychologique et physique à une situation.
Une émotion a d’abord une manifestation interne et génère une réaction extérieure. Elle est provoquée par la confrontation à une situation et à l’interprétation de la réalité.
En cela, une émotion est différente d’une sensation, laquelle est la conséquence physique directe (relation à la température, à la texture…). La sensation est directement associée à la perception sensorielle. La sensation est par conséquent physique.
Quant à la différence entre émotion et sentiment, celle-ci réside dans le fait que le sentiment ne présente pas une manifestation réactionnelle. Néanmoins, une accumulation de sentiments peut générer des états émotionnels.
L’émotion peut se définir comme une séquence de changements intervenant dans cinq systèmes organiques rapportant :
• à la cognition, c’est-à-dire aux grandes fonctions de l’esprit (perception, langage, mémoire, raisonnement, décision, mouvement…), à La psychosociologie qui peut être considérée comme science de l’action et pratique d’intervention engagée dans la vie sociale, et motrice(c’est-à-dire qui déplace de la matière en apportant de la puissance.), dénotationnel, moniteur), de manière interdépendante et synchronisée en réponse à l’évaluation de la pertinence d’un stimulus externe ou interne par rapport à un intérêt central pour l’organisme.

I/ Difficulté de définition
La définition de toute entité psychologique représente habituellement des difficultés de taille, et le concept d’émotion est loin de faire exception à la règle. Un problème particulier dans la quête de la définition de l’émotion vient du fait que, souvent, les énoncés ne se rapportent qu’à un aspect de l’émotion. En effet, le concept d’émotion est utilisé de manière différente selon qu’il est envisagé en référence à l’aspect stimulus, à l’expérience subjective, à une phase d’un processus, à une variable intermédiaire ou à une réponse.
Un autre problème qui nuit aux progrès vers une meilleure précision dans la définition de l’émotion concerne le langage par lequel on l’exprime. En effet, le langage de tous les jours et le langage scientifique ne visent pas les mêmes objectifs. De plus, actuellement les avancées scientifiques dans ce domaine n’offrent pas de meilleure terminologie.
Certains auteurs ont fait remarquer qu’il peut être intéressant de ne pas avoir de définition trop stricte de « l’émotion », compte tenu du stade de développement dans ce domaine.

II/ Les émotions, à travers une perspective évolutionniste
Le courant évolutionniste, en psychologie des émotions, tire son origine des travaux de Charles Darwin

Charles Darwin en 1869, par J. Cameron.
________________________________________
Charles Robert Darwin (12 février 1809 – 19 avril 1882) est un naturaliste anglais dont les travaux sur l’évolution des espèces vivantes ont révolutionné la biologie.
Dans son livre, The expression of the Emotions in Man and Animals en 1872, il va poser les fondements de l’expression des émotions. Il va les décrire comme innées, universelles et communicatives.
Les émotions seraient un héritage de nos ancêtres. Pourquoi et comment les émotions se seraient-elles développées ?
1. Evolutionnisme de charles Darwin

Dans la première édition de « De l’origine des espèces », Charles Darwin n’emploie le mot « évolution » que très peu, il préfère l’expression « descendance modifiée ». Son interprétation du monde est basée sur cette expression. Pour Darwin, la vie est unique. Tous les organismes sont issus d’un prototype inconnu ayant vécu dans des temps lointains. Les descendants de cet organisme originel se sont répandus, et ont accumulé des modifications, ou adaptations, les rendant aptes à vivre dans leur environnement respectif.
On peut imaginer l’histoire de la vie sur Terre selon la conception Darwinienne comme un arbre dont le tronc serait l’être premier et les branches les différentes voies d’évolution empruntées par l’espèce, avec au plus extrême de la branche, la version la plus évoluée de l’organisme.
Ainsi, les espèces apparentées telles que l’éléphant d’Asie et l’éléphant d’Afrique, on beaucoup de caractéristiques en commun, car elles sont issues du même arbre. La majorité des branches de l’arbre débouchent sur un cul de sac.
2. Descendance modifiée. (originede l’émotion)
En réalité, c’est Linné, partisan du fixisme, qui a donné à Darwin l’accès au lien vers l’évolution. En effet, c’est Linné qui a inventé la taxinomie, qui consiste à nommer chaque espèce par son groupe d’appartenance suivit de son identité dans ce groupe (exemple : éléphant d’Afrique Loxodonta africana). Cela a indiqué à Darwin l’existence de groupes subordonnés aux groupes, et donc d’une possible lignée commune. Selon Darwin, les ramifications de l’arbre de l’évolution sont données par la hiérarchie linnéenne. Ainsi par exemple, Lion (Panthera leo) et Tigre (Panthera tigris), faisant partie des félidés, ont un ancêtre commun plus récent que deux espèces plus éloignées comme le Lion et l’éléphant d’Afrique cité plus haut.
Ceci dit, les changements de grande envergure qui ont créé des animaux très différents tels qu’un babouin et un dauphin, se déroulent sur des périodes très longues, plusieurs centaines de millions d’années. Les progrès biologiques tels que la biologie moléculaire confirment la vision darwinienne de l’évolution.

3. La sélection naturelle
En biologie, la sélection naturelle est l’un des mécanismes qui guident l’évolution des espèces. Ce mécanisme est particulièrement important du fait qu’il explique l’adaptation des espèces aux milieux. La théorie de la sélection naturelle permet d’expliquer et de comprendre comment l’environnement influe sur l’évolution des espèces et des populations en sélectionnant les individus les plus adaptés et constitue donc un aspect fondamental de la théorie de l’évolution.
De façon sommaire, la sélection naturelle désigne le fait que les traits qui favorisent la survie et la reproduction, voient leur fréquence s’accroître d’une génération à l’autre. Cela découle logiquement du fait que les porteurs de ces traits ont plus de descendants, et aussi que ces derniers portent ces traits (puisqu’ils sont héréditaires).

III/ Théories psychologiques des émotions
L’émotion est une notion floue et elle est difficilement définissable. Elle présente la particularité d’être idiosyncrasique, c’est-à-dire particulière et propre à chaque individu. De ce fait, plusieurs définitions et rôles ont été donnés à l’émotion. Déjà en 1879, Charles Darwin, fondateur de la théorie de l’évolution, la définit comme cette faculté d’adaptation et de survie de l’organisme vivant. Il la voit comme innée, universelle et communicative. D’un point de vue comportemental, l’émotion est perçue comme un « motivateur », une entité qui influence le choix d’un individu en réponse à un stimulus externe ou interne. D’un point de vue socioculturel, les sentiments sont cette réponse donnée à une interaction avec nous-mêmes et/ou avec les autres. Une émotion existe à la fois dans la dimension personnelle et sociale de l’individu. Elle serait cette capacité d’adaptation et de changement, ce lien qui forme nos relations et nous met en interaction avec l’autre. De récentes études en neurobiologie ont démontré que les émotions sont un mélange de plusieurs facteurs biochimiques, socioculturels et neurologiques. Elles se traduisent par des réactions spécifiques : motrices (tonus musculaire, tremblements…), comportementales (incapacité de bouger, agitation, fuite, agression…), et physiologiques (pâleur, rougissement, accélération du pouls, palpitations, sensation de Malaise…). Elles seraient à la base de nos réactions physiologiques et comportementales.
Au regard de ces définitions, le concept d’émotion apparaît comme polysémique. Il est, en effet, difficile de donner une définition claire et univoque de l’émotion. Cependant, les spécialistes s’accordent à dire que la pluralité des définitions de l’émotion n’altère en rien son rôle central dans toute analyse comportementale. Elle est en rapport étroit et permanent avec nos décisions et nos actions.
Les émotions agissent sur nos comportements quotidiens, sur nos choix et nos perceptions. Elles rendent la communication plus efficace et lui confèrent avec un haut niveau d’impact. En outre, les émotions jouent un rôle clé dans tous processus d’apprentissage en agissant sur la capacité de mémorisation de l’apprenant, sur sa rétention de l’information et sur son attention. Lors de l’acquisition des connaissances, les émotions agissent à différents niveaux sur l’esprit humain. De récentes études ont démontré que les émotions et la cognition sont intimement liées. C’est pourquoi, il est difficile d’aborder l’aspect cognition sans faire référence aux émotions.
a. La théorie de William James & Carl Lange Choquart ou la theorie James-Lange(1887)
William James (11 janvier 1842 à New York – 26 août 1910 à Chocorua dans le New Hampshire) est un psychologue et philosophe américain.
Dans l’article “Qu’est-ce qu’une émotion?” (Mind, 9, 1884: 188-205), il a fait valoir que l’expérience émotionnelle est en grande partie grâce à l’expérience de changements corporels. Le psychologue danois Carl Lange a également proposé une théorie similaire à la même époque, et donc cette position est connue comme la théorie James-Lange. Cette théorie et de son état dérivés mentionnent qu’une situation changée conduit à un changement d’état corporel. Comme le dit James : «la perception des changements corporels à mesure qu’ils surviennent est l’émotion.” James affirme en outre que «nous nous sentons tristes parce que nous pleurons, en colère parce que nous frappons, effrayés parce que nous tremblons, et non pas pleurer, grèver, ni trembler, parce que nous sommes désolés, en colère, ou de peur, comme c’est le cas peut être.”
Cette théorie est appuyée par des expériences dans lesquelles par la manipulation de l’état corporel, une émotion souhaitée est induite. Ces expériences ont également des implications thérapeutiques (par exemple, en thérapie par le rire, thérapie par la danse). La théorie de James-Lange est souvent mal comprise, car elle semble être contre-intuitive. La plupart des gens croient que les émotions donnent lieu à des actions d’émotions spécifiques: par exemple, «Je pleure parce que je suis triste» ou «je me suis enfui parce que j’avais peur.” La théorie de James-Lange, à l’inverse, affirme que d’abord nous réagissons à une situation (la fuite et les pleurs se produisent avant l’émotion), et puis nous interprétons nos actions dans une réaction émotionnelle. De cette façon, les émotions servent à expliquer et d’organiser nos propres actions pour nous.
La théorie de James-Lange a maintenant été abandonnée par la plupart des chercheurs.
Tim Dalgleish (2004) stipule ce qui suit:
La théorie de James-Lange est restée influente. Sa contribution principale est l’accent qu’il met sur le mode de réalisation d’émotions, notamment l’argument que les changements dans les concomitants corporelles des émotions peut modifier l’intensité de leurs expériences. La plupart des neuroscientifiques contemporains approuverait une vue modifiée de lers therie (James-Lange) dans laquelle les informations corporelles modulent l’expérience de l’émotion.
Le problème avec la théorie James-Lange est celui de la causalité (Etats causant des lésions corporelles et émotionnelles étant a priori), pas celle de l’influence de substances corporelles sur l’expérience émotionnelle (qui peut être soutenu est encore aujourd’hui très répandues dans les études de biofeedback et de la théorie de réalisation).

• Son pragmatisme (realité)
William James affirme que la vérité est relative aux procédures de vérification expérimentale, à la communauté d’une époque, à un contexte théorique, etc.
La vérité, pour lui, n’est donc pas la propriété inhérente d’un énoncé ; elle n’est qu’un évènement, c’est-à-dire une affirmation momentanément et partiellement juste et fiable.
Le pragmatisme de William James se résume par sa célèbre formule : « Le vrai consiste simplement dans ce qui est avantageux pour la pensée. »
Concernant la theorie, William James & Carl Lange élaborent en 1884 la théorie des émotions : théorie James-Lange. Pour eux, l’émotion traduit une réponse aux modifications physiologiques. « Nous nous sentons tristes parce que nous pleurons, en colère parce que nous frappons quelqu’un et effrayés parce que nous tremblons. »

b. La théorie de Walter Cannon et Philip Bard (1929)
Walter Bradford Cannon (1871-1945) est un physiologiste américain.
Dans la théorie de Cannon-Bard, Walter Bradford Cannon a soutenu contre la domination de la théorie James-Lange sur les aspects physiologiques des émotions dans la deuxième édition de modifications du corps dans la douleur, la faim, peur et de rage. Lorsque James a fait valoir que le comportement émotionnel précède souvent ou définit l’émotion, Cannon et Bard a fait valoir que l’émotion naît d’abord et stimule ensuite comportement typique.
c. La théorie de Stanley Schachter et Jerome Singer (1975)
• Les théories dites des émotions de base
Une autre théorie cognitive est la théorie Singer-Schachter. Elle est basée sur des expériences montrant soi-disant que les sujets peuvent avoir différentes réactions émotionnelles en étant placés dans le même état physiologique avec une injection d’adrénaline. Les sujets ont été observés pour exprimer la colère ou le divertissement en fonction d’une autre personne qui soit manifeste cette émotion dans la meme situation. Par conséquent, la combinaison de l’évaluation de la situation (cognitive) et la réception des participants de l’adrénaline ont défini ensemble la réponse. Cette expérience a été critiquée dans les réactions Jesse Prinz Gut (2004).
NB : Les émotions secondaires sont des mélanges des émotions de base (exemple: la nostalgie). On parle aussi d’émotions mixtes pour nommer les émotions secondaires. Par exemple, la honte est une émotion mixte, à la base un mélange de peur et de colère (bloqué ou retournée contre soi).
 Liste d’émotions secondaires
– la nostalgie
– l’amour
– la haine
– l’envie
– la gratitude
– la rancune
– l’anticipation
– la confiance
– l’embarras
• – la honte
• – la méfiance
• – l’humiliation
• – le mépris
• – l’approbation
• – le dédain
-la fierté
la sincérité
la tromperie
la culpabilité
la mélancolie
le sentiment d’abandon
la passion
le trac
le plaisir
la répression
l’amertume
le mal de l’absence
la compassion
IV/ Les théories de l’évaluation cognitive (de l’esprit)
Selon les théories de l’évaluation cognitive, aussi appelées théories de l’appraisal, l’émotion est le fruit des évaluations cognitives que l’individu fait au sujet de l’événement, qu’il soit externe ou interne, ou de la situation, qui initie l’émotion.
Ces théories se distinguent des théories des émotions de base en ce qu’elles supposent des mécanismes de genèse communs à toutes les émotions. Cette approche suppose que, pour comprendre les émotions, il est tout d’abord nécessaire de comprendre les évaluations que l’individu fait au sujet des événements de son environnement. Une évaluation cognitive est définie comme un processus cognitif, rapide, automatique, inconscient, dont la fonction est d’évaluer les stimulis perçus sur la base de critères particuliers.
Le modèle des composantes proposé par Klaus Scherer (né en 1943, est professeur de psychologie et directeur du Swiss Center en sciences affectives à Genève. Il est un spécialiste de la psychologie de l’émotion.Il est connu pour l’édition du Handbook of Affective Sciences et de plusieurs autres influents articles sur les émotions, l’expression, la personnalité et la musique) (1984, 1988, 2001), fournit une définition précise de la nature des émotions. En effet, il définit une émotion comme une séquence de changements d’état intervenant dans cinq systèmes organiques de manière interdépendante et synchronisée en réponse à l’évaluation d’un stimulus externe, ou interne, par rapport à un intérêt central pour l’individu. Il propose de définir l’émotion comme une séquence de changements d’état intervenant dans cinq systèmes organiques : cognitif (activité du système nerveux central), psychophysiologique (réponses périphériques), motivationnel (tendance à répondre à l’événement), moteur (mouvement, expression faciale, vocalisation), sentiment subjectif.
La plupart des théories de l’émotion soutiennent l’idée que la nature spécifique de l’expérience émotionnelle dépend du résultat d’une évaluation d’un évènement en termes de significativité pour la survie et le bien être de l’individu. Dans la théorie de Scherer, le set de critères permettant d’évaluer l’évènement est appelé « stimulus evaluation checks (SEC’s) » : « analyse d’evaluation du stimulus ». Suite au résultat de cette évaluation, il sera possible de prédire le type et l’intensité de l’émotion élicité par l’événement. Les SEC’s sont organisés autour de quatre objectifs principaux qui se subdivisent encore en objectifs secondaires. Les SEC’s majeurs correspondent aux types d’informations les plus importantes dont a besoin l’organisme pour avoir une réaction appropriée. Il s’agit de :
1. Est-ce que cet évènement est pertinent pour moi ? Est-ce qu’il affecte directement ma personne ou mon groupe social ? (d’où la pertinence)
2. Quelles sont les implications ou les conséquences de cet évènement et à quel point vont-elles affecter mon bien-être ou mes buts à court et long terme ? (implications)
3. A quel point suis-je capable de faire face à ces conséquences ? (potentiel de coping)
4. Quelle significativité a cet évènement par rapport à mes convictions personnelles ainsi que face aux normes et valeurs sociales ? (significativité normative)
L’évaluation de ces checks se fait toujours de manière subjective (dans l’esprit) et qu’elle dépend donc des perceptions et des inférences que peut faire un individu d’une situation. De plus, comme déjà suggéré par Lazarus et Folkman (1984), l’évaluation n’a pas lieu qu’une seule fois, elle se répète dans un processus nommé réévaluation (« reappraisal ») qui permet de se réadapter progressivement à l’événement.
Contrairement aux théories des émotions discrètes, le modèle des composants ne se limite pas à un nombre restreint d’émotions (colère, joie, peur, tristesse, dégoût…). Au contraire, le processus émotionnel est considéré comme un pattern (un modèle, une structure, un motif, un type, etc) de fluctuations constantes de changements dans différents sous systèmes de l’organisme permettant de faire ressortir un très large spectre d’états émotionnels. Cependant, la théorie ne rejette pas le fait qu’il existe des patterns d’adaptation plus fréquents chez les organismes qui reflètent des résultats récurrent d’évaluation de l’environnement. Par exemple, des réactions comme le combat ou la fuite sont universelles et il n’est pas étonnant de constater que les émotions qui leurs sont associées, la colère et la peur, se retrouvent chez toutes les espèces. Selon le modèle, il paraît très vraisemblable que d’une même combinaison de résultats aux checks d’évaluation l’on puisse aboutir à des patterns réguliers de changements d’états spécifiques. C’est pour cette raison que Scherer parle d’émotions modales pour décrire ces résultats prédominants aux SEC’s qui sont dus à des conditions de vie générales, des contraintes de l’organisation sociale et des similarités dans l’équipement génétique et que l’on retrouve donc dans presque tous les langages sous le terme d’une expression verbale courte, comme un simple mot. Cependant, l’avantage que possède les SEC’s est de pouvoir fournir un grand nombre de différents états émotionnels d’intensité différentes ce qui semble mieux correspondre aux ressentis des individus.

Conclusion
Toute émotion est naturelle.Elle est une manifestation physiologique liée à la perception d’un événement dans l’environnement (externe), ou dans “l’espace mental” (interne).la réaction d’une cellule irritée témoigne de sa bonne santé. Il faut donc comprendre toutes les réactions perçues et essayer d’apporter une solution (si la réaction est grave, ou gênante, ou encore s’y adapter si cela se présente comme une routine.

Le mot anglais « pattern » est souvent utilisé pour désigner un modèle, une structure, un motif, un type, etc

Carl Georg Lange (1834 – 1900) est un psychologue et physicien Danois. Docteur en médecine, Carl Lange suit des études en psychologie. Il élabore en 1884 dans la même époque que William James, sa version de la théorie de l’émotion : Théorie James-Lange.

L’essentiel de la carrière universitaire de William James se déroule à Harvard où il est d’abord instructor (1872) puis professeur adjoint de physiologie (1876). En 1880, il devient professeur associé, puis très rapidement, en 1885, professeur de philosophie. En 1890, son titre officiel est « professeur de psychologie » avant de redevenir « professeur de philosophie » en 1897.
Son pragmatisme
William James affirme que la vérité est relative aux procédures de vérification expérimentale, à la communauté d’une époque, à un contexte théorique, etc.
La vérité, pour lui, n’est donc pas la propriété inhérente d’un énoncé ; elle n’est qu’un évènement, c’est-à-dire une affirmation momentanément et partiellement juste et fiable.
Le pragmatisme de William James se résume par sa célèbre formule : « Le vrai consiste simplement dans ce qui est avantageux pour la pensée. »
Concernant la theorie, William James & Carl Lange élaborent en 1884 la théorie des émotions : théorie James-Lange. Pour eux, l’émotion traduit une réponse aux modifications physiologiques. « Nous nous sentons tristes parce que nous pleurons, en colère parce que nous frappons quelqu’un et effrayés parce que nous tremblons. »

9 Commentaires à “ PSYCHOLOGIE ” »

  1. Unrealshere says:

    bon depart

  2. replica mens bags says:

    kcumexhc It’s a nice post. kcumexhc

  3. Replica prada bags says:

    nfyqiask It’s a nice post. nfyqiask

  4. paizo says:

    ok thanks you can bring something on it if you want.
    I’ll be very grateful to ya

  5. nike schuhe Herren says:

    An friend probably are not a colleague, yet a colleague have been some sort of friend.
    nike schuhe Herren http://www.nikeschuhedamendes.com/

  6. boutique bijoux says:

    Exactement! Je leur donne un autre mois pour se racheter, sinon je me désabonne!

  7. paizo says:

    pourquoi ? dites moi exactement ce qui se passe ?

  8. arnaud b says:

    Bien d’accord avec le point de Monocle, sur les transports en commun. D’ailleurs, si tu ne l’as pas vu, je te renvoie sur un article qui présente la vision des transports en communs de la ville en 1967. Ça fait presque rêver !

Fil RSS des commentaires de cet article.

Leave a Reply

|